I. L’obésite. Késako ?
L'obésité se définit par index de poids corporel (Body Mass Index ou BMI pour les anglo-saxons) supérieur à 30kg/m2. Autrement dit : c’est le poids de l’individu en kg sur la taille en mètre élevée au carré. On distingue :
- l’excès pondéral (BMI entre 25 et 29.9 kg/m2)
- l'obésité comprenant 3 classes:
L’obésité de type I (BMI entre 30 et 34.9 kg/m2), l’obésité de type II ou obésité sévère (BMI entre 35 à 39.9 kg/m2), et l’obésité de type III ou obésité morbide (BMI>40 kg/m2).
II. L’intérêt :
- L’obésité est un véritable problème de santé publique, en raison de ses conséquences drastiques.
- En France elle atteint 10 % de la population adulte.
- L’obésité est prédominante chez les femmes.
- On note actuellement un accroissement de l’incidence chez les enfants.
III. Quels sont les signes ?
- L’obésité androïde, plus fréquente chez l’homme avec: faciès (face) arrondi et coloré, ventre proéminent avec vergetures parfois rosées.
- L’obésité gynoïde, surtout féminine: prédominance de l’adiposité sur le bassin et les cuisses intensité ; et asthénie fréquente
IV. Quelles sont les causes ?
- Alimentation
- La consommation de lipides contribue à l’augmentation des apports caloriques du fait de la densité calorique. Les effets peuvent être particulièrement marqués chez les individus ayant une plus faible capacité à oxyder les lipides et à les stocker.
- Déstructuration des rythmes alimentaires (repas sautés, grignotage, télévision)
- Troubles du comportement alimentaire
- Prise d’alcool
2. Sédentarité
3. Génétique : le risque d’être obèse est plus élevé dans les familles de sujets obèse.
4. Déterminants sociaux et culturels : intégration, moyens financiers ; mode.
V. Les complications :
C’est l’obésité androïde (surtout abdominale) qui expose aux complications métaboliques et cardio-vasculaires.
a) Diabète sucré
- Un obèse sur six devient diabétique
- 8O % des diabétiques adultes sont ou ont été obèses (surtout de type androïde).
- curabilité par le régime hypocalorique
b) Troubles cardio-vasculaires
L’obésité est un facteur de risque indépendant
- risque accru d’infarctus du myocarde (pour BMI>29)
- associée avec l’hypertension artérielle(HTA) (risque x3)
- augmentation du risque d’AVC
c)Troubles respiratoires
- dyspnée d’effort, puis de repos
- syndrome de PICKWICK associant en plus des accès de somnolence
- syndrome d’apnée du sommeil (SAS)
- coeur pulmonaire chronique avec insuffisance ventriculaire droite, hypertension artérielle pulmonaire
- complications thromboemboliques (embolie pulmonaire) et broncho-pneumopathies chroniques
d) Dyslipidémies
- les hyperlipémies sont plus fréquentes (x5)
- le plus souvent hypertriglycéridémies
- en cas d’obésité abdominale, chute du cholestérol HDL et présence de petites LDL denses athérogènes, diminution de la fibrinolyse (syndrome X)
e) Autres complications:
- mécaniques : troubles de la circulation veineuse, arthroses
- métaboliques : goutte, lithiase rénale
- endocrinienne : troubles des règles
- cutanées : intertrigo
- chirurgicales : risque opératoire accru, infection pariétale et lâchage des sutures
- carcinologiques : risque accru de cancer de l’endomètre ou de la prostate
VI. Le traitement de l’obésité
1° Les mesures hygiéno-diététiques
Essentiel du traitement doit être expliqué en détail
- Régime hypocalorique peu restrictif et personnalisé:
- Réduction des matières grasses, maintien des sucres lents pour éviter les fringales.
- Équilibré, normalement salé, réparti en 3 à 5 prises alimentaires
- Boissons hydriques exclusivement, au moins un litre par jour
- Exercice physique modéré mais régulier (30mn de marche rapide/ jour) favorisant la perte de poids en préservant la masse maigre, avec un effet préférentiel sur la graisse abdominale
2° La psychothérapie
Elle est toujours nécessaire sans qu’on puisse en systématiser les modalités.
3° Les mesures accessoires
- Les médicaments:
- inutiles ou dangereux (hormones thyroïdiennes, diurétiques, anorexigènes).
- adjuvants parfois précieux : médicaments sédatifs simples, voire anxiolytiques ou antidépresseurs
- les fenfluramines (dérivés sérotoninergiques) ont été retirés de la vente (risque d’hypertension artérielle pulmonaire)
- l’Orlistat, inhibiteur des lipases digestives,
- la sibutramine, a une action anorexigène avec un effet noradrénergique et sérotoninergique.
- la chirurgie:
- chirurgie " bariatrique ": gastroplastie de réduction pour obésités " morbides " (définies par un excès de poids > IOO %)
- chirurgie plastique pour corriger certaines séquelles après amaigrissement (ptose mammaire, tablier abdominal)


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Youssoupha Cobar













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